Longtain de retour au Parlement de Wallonie

Ce 31 mai 2017, j'interrogeais le Ministre Marcourt sur la situation des anciens travailleurs de Longtain.

M. Desquesnes (cdH). - Monsieur le Ministre, il est vrai que la SOGEPA n'est plus actionnaire de la SA Vieux Waleffe qui s'était engagée vis-à-vis des travailleurs à compenser et à alimenter la caisse de nature à payer les indemnités de rupture de contrat de travail avec les travailleurs de Longtain. L'accord avait été pris lorsque la SOGEPA était dans cette société.
Au moment du retrait de l'actionnariat de la SOGEPA de la SA Vieux Waleffe, qu'a-t-on prévu ? Qu'a-t-on mis comme garanties pour que la somme soit dûment versée à l'attention de la curatelle et que celle-ci puisse assumer les obligations et l'engagement moral qui avait été pris à l'attention des travailleurs de Longtain ?

Réponse de M. Marcourt, Ministre de l'Économie, de l'Industrie, de l'Innovation et du Numérique. - Madame la Députée, Monsieur le Député, premièrement, nous sommes tous conscients que les travailleurs de la société en faillite de Longtain attendent depuis bien trop longtemps les montants qui leur sont dus. Mme Zrihen a indiqué très justement que le curateur, pour des raisons qui lui sont personnelles, n'a pas pu faire face aux obligations de sa mission. C'est au rôle du Tribunal de commerce d'avoir la surveillance, ce n'est pas à la Région, puisque c'est une matière fédérale ; le paiement des travailleurs est une législation fédérale, je vous le rappelle.
La Région a exécuté toutes ses obligations, je tiens à le dire à M. Desquesnes. Nous avons fait tout ce qui était de notre responsabilité. Aujourd'hui, depuis la faillite, c'est de la responsabilité du curateur et du Tribunal de commerce d'assurer. Le fonds de fermeture est intervenu, on ne peut donc pas lui faire grief non plus, mais il y a eu un problème avec le curateur.

J'espère que le Tribunal de commerce, avec un nouveau mandataire de justice, pourra accélérer les choses. Nous sommes intervenus auprès du Tribunal de commerce pour faire en sorte que l'on répare cette situation qui est préjudiciable aux personnes. Je tiens cependant à affirmer de la manière la plus claire que ce n'est pas de la responsabilité de la Région, ni des outils de la Région. Nous avons fait tout ce qui était en notre responsabilité et il appartient aujourd'hui au Tribunal de commerce d'assurer la bonne gestion, comme pour tous les dossiers de faillites qui sont parfois complexes.
Que nos concitoyens ne soient pas préjudiciés par le retard, c'est un élément sur lequel nous resterons attentifs.